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Le concept de pair-aidance existe depuis longtemps ; il repose sur l’idée qu’en ayant vécu la même maladie (physique ou psychique), on peut d’autant plus s’entraider. Ainsi, la personne qui a réussi à gérer au mieux sa maladie peut accompagner une autre personne qui n’en est pas au même stade.

On retrouve par exemple ce fonctionnement dans les groupes d’entraide d’alcooliques. Ou dans des contextes de maladies physiques comme le cancer ou le sida.

Pour ce qui concerne la santé mentale, le programme québécois PAR (Pairs Aidants Réseau) en donne une définition : « Le pair-aidant, fait référence à un membre du personnel vivant, ou ayant vécu, un trouble de santé mentale. A partir de son expérience de la maladie et de sa compréhension de son propre processus de rétablissement, il aide ses pairs à surmonter les obstacles et à identifier ce qui les aide à se rétablir. »

La pair-aidance défend aussi l’idée que les usagers en santé mentale, en puisant dans leurs propres ressources, puissent (re)prendre du pouvoir sur leur vie (notion d’empowerment) et sortir ainsi des clichés dans lesquels ils se sentent enfermés (cf. logique de dépendance, d’invalidité ou de chronicité).

Stéphanie Fontaine vit avec un trouble bipolaire depuis 20 ans. Elle nous raconte dans cet article le rôle important que les pairs aidants ont pris durant cette pandémie de Covid-19. Un exemple à suivre ?

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