La récidive n’est ni une faiblesse personnelle, ni un échec du rétablissement. Elle survient le plus souvent lorsque les causes profondes du premier burn‑out n’ont pas été suffisamment traitées, ou lorsque la reprise se fait dans de mauvaises conditions.
Nous en parlons souvent avec le Club, les causes fréquentes de récidive du burn‑out sont essentiellement :
- Un retour dans le même environnement (charge, management, exigences inchangées)
- une reprise trop rapide ou sans aménagement progressif
- des causes profondes non traitées (perfectionnisme, limites, sur‑engagement)
- des signaux ignorés (fatigue persistante, troubles du sommeil)
- une pression à “aller bien” (culpabilité, peur d’être jugé)
- un manque de suivi durable de l’entreprise
- une neurodiversité non détectée
Certaines études évoquent qu’environ une personne sur quatre à une sur trois connaît une rechute faute d’un accompagnement structuré lors du retour au travail.
Les signes d’une rechute sont proches de ceux d’un premier burn-out, mais leur vécu, leur intensité et leur rapidité d’apparition diffèrent. La rechute n’est pas un retour à zéro, ni un échec.
C’est un signal : quelque chose, dans le rythme, le contexte ou les limites, n’a pas encore suffisamment changé.
Parler de ces différences, c’est mieux prévenir, mieux accompagner, et sortir de la culpabilisation
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